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 Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier

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Mayrik
Bavard
Mayrik

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MessageSujet: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Ven 27 Jan à 17:25

Citation :
Paris a un enfant et la forêt a un oiseau; l'oiseau s'appelle le moineau; l'enfant s'appelle le gamin. Accouplez ces deux idées qui contiennent, l'une toute la fournaise, l'autre toute l'aurore, choquez ces étincelles, Paris, l'enfance; il en jaillit un petit être. Homuncio, dirait Plaute.
Ce petit être est joyeux. [...]. Il a de sept à treize ans, vit par bandes, bat le pavé, [...], court, guette, quête, perd le temps, culotte des pipes, jure comme un damné, hante le cabaret, connaît des voleurs, tutoie des filles, parle argot, chante des chansons obsènes, et n'a rien de mauvais dans le coeur. C'est qu'il a dans l'âme une perle, l'innocence, et les perles ne se dissolvent pas dans la boue. [...]
N'exagérons point, [...]; il a quelquefois un logis, et il l'aime, car il y trouve sa mère; mais il préfère la rue, parce qu'il y trouve la liberté. Il a ses jeux à lui, ses malices à lui dont la haine des bourgeois fait le fond; ses métaphores à lui; être mort, cela s'appelle manger des pissenlits par la racine; [...]
Quant à des mots, cet enfant en a comme Talleyrand. Il n'est pas moins cynique, mais il est plus honnête. [...]
Donnez à un être l'inutile et ôtez-lui le nécessaire, vous aurez le gamin.
Le gamin n'est pas sans quelque intuition littéraire. Sa tendance, nous le disons avec la quantité de regret qui convient, ne serait point le goût classique. Il est, de sa nature, peu académique. [...]
Cet être braille, raille, gouaille, bataille, [...], fouaille de sa verve les carrefours, ricane et mord, siffle et chante, acclame et engueule, tempère Alleluia par Matanturlurette, psalmodie tous les rythmes depuis le De Profundis jusqu'à la Chienlit, trouve sans chercher, sait ce qu'il ignore, est spartiate jusqu'à la filouterie, est fou jusqu'à la sagesse, est lyrique jusqu'à l'ordure, s'accroupirait sur l'Olympe, se vautre dans le fumier et en sort couvert d'étoiles. Le gamin de Paris, c'est Rabelais petit.
Il n'est pas content de sa culotte, s'il n'y a point de gousset de montre.
Il s'étonne peu, s'effraye encore moins, chansonne les superstitions, dégonfle les exagérations, blague les mystères, tire la langue aux revenants, dépoétise les échasses, introduit la caricature dans les grossissements épiques. [...]
Ce pâle enfant des faubourg de Paris vit et se développe, se noue et "se dénoue" dans la souffrance, en présence des réalités sociales et des choses humaines, témoin pensif. Il se croit lui-même insouciant; il ne l'est pas. Il regarde, prêt à rire; prêt à autre chose aussi. Qui que vous soyez qui vous nommez Préjugé, Abus, Ignominie, Oppression, Iniquité, Despotisme, Injustice, Fanatisme, Tyrannie, prenez garde au gamin béant.
Ce petit grandira. [...]
Ce pygmée pétri à même dans la grosse terre commune, ignorant, illettré, ahuri, vulgaire, populacier, sera-ce un ionien ou un béotien ? Attendez, currit rota, l'esprit de Paris, ce démon qui crée les enfants du hasard et les hommes du destin, au rebours du potier latin, fait de la cruche une amphore. [...]
Quiconque a erré comme nous dans ces solitudes contiguës à nos faubourg qu'on pourrait nommer limbes de Paris, y a entrevu ça et là, à l'endroit le plus abandonné, au moment le plus inattendu, derrière une haie maigre ou dans l'angle d'un mur lugubre, des enfants, groupés tumultueusement, [...], qui jouent à la pigoche couronnés de bleuets. [...]. Le boulevard extérieur est leur milieu respirable; la banlieue leur appartiend. Il y font une éternelle école buissonnière. Ils y chantent ingénument leur répertoire de chansons malpropres. Ils sont là, loin de tout regard, dans la douce clarté de mai ou de juin, [...], se disputant des liards, irresponsables, envolés, lâchés, heureux; et dès qu'ils vous aperçoivent, ils se souviennent qu'ils ont une industrie, et qu'il leur faut gagner leur vie, [...]
Le soir on les entend rire. Ces groupes, chaudement éclairés de la pleine lumière de midi ou entrevus dans le crépuscule, occupent longtemps le songeur, et ces visions se mêlent à son rêve.
Paris, centre, la banlieue, circonférence; voilà pour ces enfants toute la terre. Jamais ils ne se hasardent au delà. [...]
Dans la civilisation actuelle, si incomplète encore, ce n'est point une chose très anormale que ces fractures de familles se vidant dans l'ombre, ne sachant plus trop ce que leurs enfants sont devenus, et laissant tomber leurs entrailles sur la voie publique. De là des destinées obscures. Cela s'appelle, car cette chose triste a fait locution, "être jeté sur le pavé de Paris".
Soit dit en passant, ces abandons d'enfants n'étaient point découragés par l'ancienne monarchie. Un peu d'Egypte et de Bohême dans les basses régions accommodait les hautes sphères, et faisait l'affaire des puissants. La haine de l'enseignement des enfants du peuple était un dogme. A quoi bon les "demi-lumières" ? Tel était le mot d'ordre. Or l'enfant errant est le corollaire de l'enfant ignorant.
D'ailleurs, la monarchie avait quelquefois besoin d'enfants, et alors elle écumait la rue. [...]
La gaminerie parisienne est presque une caste. On pourrait dire : n'en est pas qui veut. [...]
Les éléments qui constituent la considération des gamins entre eux sont très variés. Nous en avons connu et pratiqué un qui était fort respecté et fort admiré pour avoir vu tomber un homme du haut des tours de Notre-Dame; un autre, pour avoir réussi à pénétrer dans l'arrière-cour où étaient momentanément déposées les statues du dôme des Invalides et leur avoir "chipé" du plomb; un troisième, pour avoir vu verser une diligence; un autre encore, parce qu'il "connaissait" un soldat qui avait manqué crever un oeil à un bourgeois.
C'est ce qui explique cette exclamation d'un gamin parisien, épiphonème profond dont le vulgaire rit sans le comprendre : - Dieu de Dieu ! ai-je du malheur ! dire que je n'ai pas encore vu quelqu'un tomber d'un cinquième ? [...]
Une certaine audace en matière religieuse rehausse le gamin. Être esprit fort est important. [...]
Le gamin naît couvreur comme il naît marin. Un toit ne lui fait pas plus peur qu'un mât. Pas de fête qui vaille la Grève. [...]
Un autre, pour voir passer Debacker, trop petit dans la foule, avise la lanterne du quai et y grimpe. Un gendarme, de station là, fronce le sourcil. - Laissez-moi monter, m'sieur le gendarme, dit le gamin. Et pour attendrir l'autorité, il ajoute : Je ne tomberai pas. - Je m'importe peu que tu tombes, répond le gendarme.
Dans la gaminerie, un accident mémorable est fort compté. On parvient au sommet de la considération s'il arrive qu'on se coupe très profondément, "jusqu'à l'os".
Le poing n'est pas un médiocre élément de respect. Une des choses que le gamin dit le plus volontiers, c'est : Je suis joliment fort, va ! - Être gaucher vous rend fort enviable. Loucher est une chose estimée. [...]
L'été, il se métamorphose en grenouille; et le soir, à la nuit tombante, [...] il se précipite tête baissée [...] dans toutes les infractions possibles aux lois de la pudeur et de la police. Cependant les sergents de ville veillent, et il en résulte une situation hautement dramatique qui a donné lieu une fois à un cris fraternel et mémorable; ce cri, qui fut célèbre vers 1830, est un avertissement stratégique de gamin à gamin; il se scande comme un vers d'Homère, avec une notation presque aussi inexprimable que la mélopée éleusiaque des Panathénées, et, l'on y retrouve l'antique Evohé. Le voici : - Ohé, Titi, ohéée ! y a de la grippe, y a de la cogne, prends tes zardes et va-t'en, passe par l'égout !
Quelquefois ce moucheron - c'est ainsi qu'il se qualifie lui-même - sait lire; quelquefois il sait écrire, toujours il sait barbouiller. Il n'hésite pas à se donner, par on ne sait quel mystérieux enseignement mutuel, tous les talents qui peuvent être utiles à la chose publique [...]
Il y a deux choses dont il est le Tantale et qu'il désire toujours sans y atteindre jamais : renverser le gouvernement et faire recoudre son pantalon.
Le gamin, à l'état parfait possède tous les sergents de ville de Paris, et sait toujours lorsqu'il en rencontre un, mettre le nom sous la figure. Il les dénombre sur le bout du doigt. Il étudie leurs moeurs et il a sur chacun des notes spéciales. Il lit à livre ouvert dans les âmes de la police. [...]
Le gamin de Paris est respectueux, ironique et insolent. Il a de vilaines dents parce qu'il est mal nourri et que son estomac souffre, et de beaux yeux parce qu'il a de l'esprit. [...]
Il est fort à la savate. Toutes les croissances lui sont possibles. Il joue dans le ruisseau et se redresse par l'émeute; son effronterie persiste devant la mitraille; c'était un polisson, c'est un héros; ainsi que le petit thébain, il secoue la peau du lion; le tambour Bara était un gamin de Paris; il crie : En avant ! comme le cheval de l'Ecriture dit : Vah ! et en une minute, il passe du marmot au géant.
Cet enfant du bourbier est aussi l'enfant de l'idéal. Mesurez cette envergure qui va de Molière à Bara.
Somme toute, et pour tout résumer d'un mot, le gamin est un être qui s'amuse, parce qu'il est malheureux. [...]
Pour tout résumer encore, le gamin de Paris aujourd'hui, comme autrefois la graeculus de Rome, c'est le peuple enfant ayant au front la ride du monde vieux.
Le gamin est une grâce pour la nation, et en même temps une maladie. Maladie qu'il faut guérir. Comment ? Par la lumière.
La lumière assainit.
La lumière allume.
Toutes les généreuses irradiations sociales sortent de la science, des lettres, des arts, de l'enseignement. Faites des hommes, faites des hommes. Eclairez-les pour qu'ils vous échauffent. Tôt ou tard la splendide question de l'instruction universelle se posera avec l'irrésistible autorité du vrai absolu; et alors ceux qui gouverneront sous la surveillance de l'idée française auront à faire ce choix : les enfants de la France, ou les gamins de Paris; des flammes dans la lumière, ou des feux follets dans les ténèbres. [...]
Toutes les conquêtes sublimes sont plus ou moins des prix de hardiesse. Pour que la révolution soit, il ne suffit pas que Montesquieu la pressente, que Diderot la prêche, que Beaumarchais l'annonce, que Condorcet la calcule, qu'Arouet la prépare, que Rousseau la prémédite; il faut que Danton l'ose.
Le cri : Audace ! est un Fiat Lux. Il faut, pour la marche en avant du genre humain, qu'il y ait sur les sommets en permanence de fières leçons de courage. Les témérités éblouissent l'histoire et sont une des grandes clartés de l'homme. L'aurore ose quand elle se lève. Tenter, braver, persister, persévérer, s'être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu'elle nous fait, tantôt insulter la victoire ivre, tenir bon, tenir tête; voilà l'exemple dont les peuples ont besoin, et la lumière qui les électrise. Le même éclair formidable va de la torche de Prométhée au brûle-gueule de Cambronne. [...]
Ils ne savent pas lire; tant pis. Les abandonnerez-vous pour cela ? leur ferez-vous de leur détresse une malédiction ? la lumière ne peut-elle pénétrer ces masses ? Revenons à ce cri : Lumière ! et obstinons-nous-y ! Lumière ! lumière ! - Qui sait si ces opacités ne deviendront pas transparences ? les révolutions ne sont-elles pas des transfigurations ? Allez, philosophes, enseignez, éclairez, allumez, pensez haut, parlez haut, courez joyeux au grand soleil, fraternisez avec les places publiques, annoncez les bonnes nouvelles, prodiguez les alphabets, proclamez les droits, chantez les Marseillaises, semez les enthousiasmes, arrachez des branches vertes aux chênes. Faites de l'idée un tourbillon. Cette foule peut être sublimée. [...]

Victor Hugo
Le point commun : la misère (sociale).
Rien à voir, donc, avec ce qu'on voudrait nous faire avaler (immigration, islamisation...)
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Sam 28 Jan à 18:55

Oui mais après être tombé du char, le pouce de Jean sera tout boueux Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Lun 30 Jan à 0:44

POur revenir au sujet ( What a Face ) je suis quand même perplexe si on fait par exemple la comparaison avec l'immigration du début du siècle.
Les Italiens, les Polonais, puis après les Portugais, on eux aussi subit un racisme latent ou claire, ils n'étaient pas non plus dans un milieu très favorable, pourtant ils n'y a pas eu d'émeutes majeures et aussi importantes que ces derniers temps.
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Lun 30 Jan à 0:53

Ca, c'est parce qu'ils n'ont pas été "parqué" dans des banlieues où les logements n'étaient que des tours immondes, des blocs staliniens. Et puis les minorités dont tu parles étant blanches, elles ne vivent pas de la même manière la discrimination à l'embauche.
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Lun 30 Jan à 0:56

Je ne suis pas expère dans cette période, mais je ne pense pas que les lotissements des mineurs soient très agréable à vivre [les "Français" y avait droit aussi, mais les "Français" ont aussi droit aux HLM].
Puis tu parles de racisme à l'embauche, mais on leur demandait de venir pour faire un sale boulot, pas pour grimper dans l'échelle sociale. Ils venaient là où on leur demandait de venir.
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Jérôme
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Lun 30 Jan à 1:16

Citation :
Je ne suis pas expère dans cette période, mais je ne pense pas que les lotissements des mineurs soient très agréable à vivre [les "Français" y avait droit aussi, mais les "Français" ont aussi droit aux HLM].
Le problème n'est pas seulement lié au cadre de vie.
Les immigrés n'ont pas été intégré, et le fait qu'ils aient été parqués dans des HLM n'est qu'un facteur de cette exclusion.
C'est ce qui rend leur situation différente de celle des mineurs ou des autres français originaires de France vivant dans des HLM.

Citation :
Puis tu parles de racisme à l'embauche, mais on leur demandait de venir pour faire un sale boulot, pas pour grimper dans l'échelle sociale. Ils venaient là où on leur demandait de venir.
C'est légèrement plus compliqué...
C'est nous qui sommes venu les chercher, en leur promettant un futur radieux. De fait, de nombreux immigrés imaginaient se faire pas mal d'argent en France avant de retourner dans leur pays d'origine.
Mais la promesse française n'a pas été tenu, et ces immigrés ont vite déchanté en constant que l'argent qu'ils gagnaient ne leur permettait pas d'envisager un retour au pays.

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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Lun 30 Jan à 1:20

Mais les émigrés italiens ou polonais n'étaient pas plus intégrés que les autres.
Si je parle de ce point là, c'est que je m'interroge, je n'ai pas d'idée précise sur la question.
Exclamation
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Mayrik
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Lun 30 Jan à 8:04

Je pense que pour comprendre un peu mieux la situation, il faut aussi considérer la guerre d'Algérie... Le ressentiment à l'égard de cet échec que fut l'Algérie française... Ensuite... Les ratonnades (je pense notamment à ceux qui finirent noyés dans la seine)... Le blocage de l'ascenseur social... Le parquage dans des cités guettho... Les regard qui font mal (quand on les subit, ça fait MAL... vraiment MAL)... Les réflexions insidieuses qui veulent dire : tu n'es pas chez toi... Pas de promotion sociale... Pas de reconnaissance...

Personnellement, je pense avoir remplit mon contrat; je connais par coeur beaucoup d'articles de notre Constitution et des "Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789"... J'ai également lu beaucoup de classiques français... J'ai toujours été voter...

A 15 ans, pensant que je n'avais pas d'avenir, je n'espérais pas vivre au delà de trente ans...


Mais j'ai toujours garder un peu d'espoir :

Citation :
JACQUES CHIRAC
JEUDI 16 MAI 2002

Ce mandat, je l'aborde animé par l'esprit de service, avec le souci de faire vivre la République, une République enracinée dans nos coeurs, une République attentive à tous, ouverte, humaine, tolérante, qui réponde aux attentes et aux besoins de chacun de nos compatriotes.

En faisant échec à la tentation de l'extrémisme, les Français viennent de réaffirmer avec force l'attachement qu'ils portent à leurs institutions démocratiques, aux libertés publiques, à notre engagement européen, à notre vocation universelle.

La première exigence, c'est celle de la cohésion nationale. La nation française, forgée par l'histoire, constitue une communauté de valeurs et de destin. Elle reconnaît la diversité, s'enrichit des différences, revendique son pluralisme. Mais dans l'écoute et le respect de l'autre, elle a toujours su privilégier ce qui unit sur ce qui sépare.

Fidèle à l'idéal humaniste qui guide le peuple français depuis la proclamation des droits de l'homme et du citoyen, je veillerai à ce que les principes de liberté, d'égalité et de fraternité inspirent constamment l'action de son gouvernement.

Cela signifie pour moi une solidarité renforcée. Une solidarité concrètement attentive aux difficultés de chaque Français. Une solidarité qui fasse reculer la précarité et qui redonne l'espoir à ceux qui l'ont perdu. Une solidarité soucieuse de la sauvegarde d'une protection sociale dont je suis le garant, pour la santé, pour la famille, pour les retraites.

Cela signifie aussi une confiance plus grande faite à nos compatriotes, par le plein exercice des libertés locales, le renouveau du dialogue social et l'accompagnement des forces vives de la nation.

Cela signifie le renforcement de l'égalité des chances, depuis l'école jusqu'à l'emploi, et l'égalité d'accès à la culture.

C'est enfin l'égalité des droits de tous partout en France. L'unité de la République s'impose à moi comme une exigence primordiale. La France doit mettre fin à des temps où les repères civiques se sont trouvés brouillés. Elle est une et indivisible. En tout point du territoire national, chaque Français a les mêmes droits fondamentaux et les mêmes devoirs, chaque Français participe d'un même peuple, chaque Français détient une parcelle de la souveraineté nationale. Le Président de la République est le gardien de cette unité. Elle doit être respectée dans ses règles comme dans ses symboles pour lesquels tant de nos compatriotes ont perdu la vie...

Vive la République ! Vive la France !

Le baratin... ça marche... mais pas éternellement... Evil or Very Mad

Y'EN A MARRE !

C’est compréhensible… non ?


Citation :
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Article 35

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable des devoirs.

D'où la question : les émeutiers furent t'ils les seuls citoyens dignent de ce nom ?
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Robin des Bois
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Lun 30 Jan à 22:29

Mayrik, t'aime pa chirac, chirac c un menteur, on a pigé. batman


Je pense que la meilleur façon d'intégrer les jeunes issues de l'immigration ou dont les parents ou grds parents ont immigrés, c'est encore ce fameux quota de logements sociaux à 20% par commune ; on devrait le monter à 25% (et une limite maximum de 50%, afin de ne pas concentrer trop les povres comme c le cas à Sarcelles notamment), et rendre inéligible les maires qui ne respectent pas cette loi, ça les pousserait à la respecter...
On devrait aussi envoyer les profs les plus jeunes et les plus vieux (donc les plus inexpérimentés et les plus décalés de l'évolution de la jeunesses) dans les quartiers sans problèmes, et ceux entre 35 et 50 dans les quartiers à problèmes (et des surveillants avec !).
Je pense que l'idée de Sarkozy (dont je ne suis cependant absolument pas partisan) de mettre des pensionnats dans les quartiers les plus défavorisés devrai être discuté, c peutêtre pa une movaise idée, car ces jeunes manquent pour la plupar d'un encadrement quotidien.
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   Mer 1 Fév à 14:46

Ce topic se transformait en jukebox, c'est inacceptable
j'ai déplacé les post hors sujets afin que le débat puisse se prolonger mais si ces déviances venaient à se reproduire des mesures seront prises
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MessageSujet: Re: Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier   

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Les racailles d'aujourd'hui sont les gamins d'hier
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