Je vais reprendre l'idée principale développée par Jérôme en écrivant ce qui suit, mais bon, tant pis : Je pense tout comme lui que la mondialisation n'est pas un phénomène criticable en soi ; la diffusion de certaines cultures ou de certaines habitudes culturelles a l'avantage, même si elle se fait actuellement au profit essentiel d'un pays (la culture américano-occidentale... mais faut-il le préciser ?), de permettre une meilleure compréhension culturelle entre les différentes sphrères de civilisation. Et même si les réactions régionales sont parfois virulentes (Montée de l'intégrisme religieux, etc), la mondialisation culturelle offre l'opportunité pour les peuples d'échanger leur savoir, de prendre exemple sur les meilleurs aspects des uns et des autres. On voit bien qu'au Japon par exemple, on a su faire cohabiter tradition et occidentalisation, et donc donc "sélectionner" ce qui nous intéressait chez les autres.
Sulrun a écrit qu'il fallait éviter le battage médiatique. Je crois en réalité que les peuples qui en sont victimes se plaisent dans la société de consommation de type anglo-saxonne que nous propose la culture américaine. La preuve en est dans le seul fait que la majorité des marques que nous possédons sont américaines. Or, rien qu'en portant ces marques, on participe quelque part déjà à ce "battage médiatique". Cela n'est pas une critique, je ne fait que constater. La majorité des films que nous allons voir sont américains. Pourtant, il y a beaucoup de films français. La majorité de mes CDs sont américains. Pourtant la France détient un capital musical exceptionnel. Alors bien sûr, il faut constater ici que nos goûts cinématographiques et musicaux ont eux-même été orientés par ce battage médiatique. Cependant, c'est un phénomène que l'on ne peut interdire, et il n'appartient qu'à nous seuls de ne pas délaisser, voire oublier nos racines culturelles. Cependant, je ne souhaite rien dramatiser ici, et lorsque, Sulrun, tu écris "voire de leur quasi-disparition", je pense qu'il faut rappeler qu'à moins d'un génocide culturel (comme ça a été le cas en Afrique noire, où les Africains aujourd'hui ne connaissent ni leurs racines ni leurs coutumes ancestrales du fait de la colonisation), une culture ne disparait jamais : elle change, certes, mais ne meurt pas. Elle évolue, oui, car on ne peut rester attaché aux modèles du passé (on le voit bien avec la culture islamique qui doit s'adapter à la modernité).
Cette mondialisation trouve, selon moi, son plus grand défaut dans l'inégalité de sa diffusion et de ses gains, permis par le développement des transports, des médias, avec, en tête de liste, Internet. Seulement combien de milliards d'êtres humains n'y ont pas accès ? Le mot "mondialisation" n'est-il pas incorrect, alors que l'on sait que des dizaines de pays ne la connaissent pas ?
Comme mesures primordiales, j'avancerais tout d'abord, à l'échelle internationale, la création d'une taxe sur les flux financiers mondiaux (de l'ordre de 0,5% par exemple) au profit des pays pauvres, ce qui a déjà été proposé par le président de la République et aussitôt rejeté par le président américain, ou encore l'éllaboration d'un vaste et concret "Plan Marshall" pour les pays les moins avancés -ce qui passerait par l'annulation de la dette, ce que Tony Blair a déjà proposé.
Sur le plan intérieur, les mesures nécessaires ont déjà été prises : c'est le oncept français d'exception culturelle. Pour le reste, il n'appartient qu'aux Français d'enrichir et de diffuser leur propre culture afin de la préserver.
Je finirais ce message par cette conclusion : la mondialisation est criticable dans la forme car elle est inégalitaire (mais bon on va pas repprocher aux Américains de se donner des meilleurs moyens que les Européens) ; en revanche, elle ne l'est pas, je pense, dans son fond, car l'apport de culture, à moins de s'adresser à des hommes dogmatiques et enfermés (tels que je considère les intégristes religieux par exemple), peut permettre une plus grande compréhension entre les peuples, et même favoriser la diffusion du progrès et du savoir.
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"Aie le courage de penser de ton propre entendement, voilà la devise des Lumières", Kant.