Pour répondre à la proposition de Pierrot de faciliter la mise en vente de voitures électriques, je dirais, comme Jérôme, que cela revient cher, que cela n'est pas concurrentiel, et que donc ce projet est pour l'instant voué à l'échec, compte tenu du fait que nous vivons dans un certain monde la concurrence a encore sa place. L'autre jour, un gars m'a dit que dans la mesure où on sait que dans moins de 50 ans les réserves de pétrole sont épuisées, on peut arrêter de gueuler, et attendre 50 ans. Je lui ai répondu bien sûr que si on continu dans cette voix, dans cinquante ans, on est dans la merde la plus complète. Je vous invite à lire mon message du sujet "Que penserons de nous les générations futures ?" où vous y trouverez plus de détails.
En revanche, toujours concernant les carburants, d'autres choix font leur apparition ; je vais citer l'exemple des biocarburants, qui sont à mon avis porteurs de beaucoup d'espoirs : Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a inauguré en mars 2005 la première usine de production de biodiesel du Brésil en affirmant que "dans un avenir proche", le pétrole ne ferait plus l'objet d'une guerre, grâce à la production de combustible renouvelable.
"Nous sommes en train de démontrer au reste du monde qu'il est possible de créer un combustible depuis une source renouvelable" comme le tournesol et le navet, a déclaré Lula au cours d'une cérémonie à l'usine Soyminas, dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est), qui produira 12 millions de litres de biodiesel par an.
Outre les avantages économiques et environnementaux de cette production, le Brésil est "en train de montrer au monde que dans un avenir très proche, le pétrole ne pourra pas être un motif de guerre ou d'invasion d'un pays producteur par un pays consommateur", a affirmé le président Lula.
L'usage commercial du biodiesel, combustible renouvelable produit à partir d'oléagineux comme le tournesol, le soja, le ricin et le navet, a été autorisé au Brésil en décembre 2004.
Il était initialement mélangé à hauteur de 2% au diesel produit à partir du pétrole. Ce mélange permet d'utiliser le combustible sans modifier les moteurs diesels actuels.
Le Brésil possède déjà une infrastructure pour la production de l'éthanol, combustible à base d'alcool de canne à sucre, qui doit systématiquement être mélangé à hauteur de 22% à l'essence distribuée au Brésil.
Depuis 2003, l'utilisation de voitures à bi-combustible ou "flex fuel", qui fonctionnent aussi bien à l'essence qu'à l'éthanol, s'est étendue.
Le biodiesel du Brésil a été testé avec succès en septembre sur des moteurs du constructeur français PSA Peugeot-Citroën. Le nouveau combustible écologique a été développé par des chercheurs du Laboratoire de développement de technologies propres (Ladetel) de l'université de Sao Paulo.
On verra bien sûr dans ces découvertes de gros avantages pour le Brésil, premier producteur de canne à sucre, de sojas, et gros producteur de tournesol et de navet. Le biocarburant offrirait donc un double intérêt, le premier étant de réduire considérablement la pollution due aux carburants traditionnels, et le second étant que la mise sur le marché de ces biocarburants se ferait au bénéfice premier d'un pays de 200 millions d'habitants en voie de développement : Le Brésil.
Pour ne citer que le Brésil, on voit des efforts sont entrepris, comme tout récemment la décision par l'Institut brésilien de l'environnement de surveiller par satellite (pour un coût avoisinant les 250 000 dollars) la forêt de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde située au coeur de Rio de Janeiro, et menacée par l'expansion des favelas et par les braconniers.
Ailleurs, l'Union européenne (je le souligne afin aussi de répondre à tous ceux qui disent que l'Union est un modèle calqué sur les USA et où seul règne la loi du marché) contribue considérablement aux efforts de lutte poiur l'environnement, notamment l'Union a largement contribué à la signature des accords de Kyoto par les pays d'Europe. On peut aussi souligner le fait que 80% des lois françaises sur l'environnement sont d'impulsion européenne.
On constate une prise de conscience, non seulement à l'échelle nationale, mais à une échelle internationale. Même aux Etats-Unis, souvent critiqués en raison de leur refus de signer les accords de Kyoto, l'Etat de Californie présidé par notre cher acteur Arnold Schwarzénéger (la qualité de l'orthographe n'est pas garantie) a fait passer des mesures afin de réduire l'émanation de CO2.
Je vous invite à nouveau à aller lire mon article intitulé "Que penserons de nous les générations futures ?" : vous y trouverez des chiffres criants.
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"Aie le courage de penser de ton propre entendement, voilà la devise des Lumières", Kant.