Une part très importante de l'énergie est consacrée au transports, il me paraît incontournable d'en parler.
Le pétrole, outre les dérèglements climatiques qu'il entraîne, atteindra son pic de production d'ici 10 à 20 ans, c'est un délais très court, on doit s'y préparer dès maintenant.
Les carburants verts ne pourrons pas se substituer au pétrole. Je n'ai plus les chiffres en tête, mais il ne semble que la convertion de toutes les surfaces cultivables à la production de carburants verts ne fournirai que la moitié du pétrole consommé actuellement.
L'hydrogène, qui n'est pas une source d'énergie mais un vecteur, ne sera pas au point d'ici 20 ans.
C'est donc par les transports en commun qu'il faut envisager le problème.
d'où les propositions suivantes :
Dans la partie "grand travaux" :
- Transférer une partie des dépenses liées à la construction d'autoroute vers le développement ferroviaire, en particulier accélération du déploiment du réseau TGV, réouverture de certaines lignes telle celle du Somport.
remarque1 : Quelle sera l'utilité de toutes les autoroutes quand le prix du pétrole rendra le prix des transports individuels prohibitif ?
remarque2 : Le coût de la réouverture de la ligne du Somport est de 5 à 10 fois moins cher, que les aménagements routiers actuels !
Dans la partie "environnement" :
- Développer le fer-routage. Les entreprises ayant une taille de plus en plus petite et n'étant que rarement reliées à une voie SNCF, mise en place d'un système de conteneurs permettant à n'importe quelle entreprise de recevoir et d'expédier des marchandises depuis son site (système combinant la souplesse de la route, le rail, le fluivial et le maritime). Mise en place progressive sur 10 ou 20 ans, en commençant par les grandes régions industrielles.
- Favoriser les transports en commun, en les rendant financièrement très attractifs (subvention envers les transports en commun, taxation plus importante de la route avec dispositifs particuliers pour les déplacements domicile - travail). Renforcement du maillage des transports en commun en zone rurale (bus, taxis collectifs, dans un premier temps, réouverture de ligne SNCF si le trafic le permet dans un deuxième temps) pour que d'ici 10 à 20 ans chacun dispose d'un transport en commun à proximité (5 à 10 km) de son domicile.
remarque1 : Ces mesures peuvent être coûteuses dans un premier temps, mais la réduction de consomation en pétrole permettrai d'améliorer la balance commerciale sur le long terme. De plus une réduction forte des tarifs entraînerai une augmentation de trafic probablement toute aussi forte.
remarque2 : La durrée de 10 à 20 ans correspond au pic de production du pétrole.
remarque3 : A synthétiser avec les propositions de Cohn-Bendit sur les voitures en ville.